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| | [INTRIGUE] On ne dit pas "je m'excuse." | |
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Oh ! This is Nikita Cowen Adorable petit Tyran

 | Sujet: [INTRIGUE] On ne dit pas "je m'excuse." Ven 30 Déc - 3:49 | |
| Ça y est c'était le jour J, dans les couloirs et les chambres, on s'agitait, on riait, on chantait, on criait, et il n'était pas rare de recevoir une chemise ou un pantalon, une jupe ou des collants en pleine tête quand on traversait les dortoirs. Nikita en avait comptabilisé quatre depuis qu'il était entré dans la zone réservée à sa section mais il était tellement ailleurs qu'il les avait rendu les vêtements à leur propriétaire respectif sans protester, ni même prendre part aux joyeux préparatifs du bal de Noël organisé par les responsables de l'école. Il faisait partit des quelques un qui n'iraient pas, encore dans les vêtements qu'il avait enfilé le matin même en se levant, de ces quelques uns qui n'avaient rien à faire là bas, tant par leur situation que leurs convictions, leurs principes peut être, mais pour Nikita, il faisait malheureusement bel et bien partie des premiers.
En effet, depuis la scène pitoyable qu'il avait fait à Kellian dans les rues de la cité, il s'était refermé comme une huitre, lui qui avait pourtant réussis à s'ouvrir un peu au monde, à ses amis, à son entourage tout entier, au surveillant qui faisait battre son cœur... Non, au plus grand désespoir de ses colocataires par exemple, tout semblait être à refaire. Son adorable petit visage, de plus en plus souvent souriant, était redevenu terne et inexpressif, ou du moins assez pessimiste, quand à son regard semblable au métal liquide, il avait quelque peut perdu de son éclat. Oh il n'était pas non plus pitoyable ! Loin de là ! Pour se changer les idées, il continuait à plaisanter un peu par ci par là, mais on sentait dans toute son attitude, un changement notoire, un manque d'entrain... rien qu'à constater à quel point il sortait lentement des cours, ou qu'il évitait soigneusement de passer par le hall quand il le pouvait. Quelque chose clochait toujours avec Kellian. Évidement, quand on ne s'adresse plus la parole depuis une dispute, seulement des regards volés, inquiets... Les choses n'évoluent pas.
D'un autre côté, il fallait bien qu'il se l'avoue, Nikita ne savait absolument pas quoi faire pour qu'ils puissent entrevoir un tant soit peu d'amélioration. A chaque fois qu'il essayait de prendre son courage à deux mains pour aller voir le surveillant, et dieu seul sait à quel point il lui en fallait du courage, il entendait dans sa tête la sècheresse, la dureté de sa voix, qu'il revoit le CATS et son surveillant danser ensemble, qu'il entende Makkuro... Qu'il entraperçoive un groupe de jeunes filles lorgner Kellian pour l'inviter au bal de Noël, ou le regard d'un garçon un peu trop intéressait. Il ne se serait jamais cru aussi possessif... Finissant par se dire que c'est parce qu'il y avait trop cru, au possible de leur histoire, comme d'habitude... Il s'emballait trop vite. Il était pourtant persuadé de ne jamais avoir considéré les choses comme acquises. Il était perdu.
Après avoir rendu la veste d'un costume à un de ses voisins, il se glissa dans la chambre sans un bruit, désireux de se glisser tout de suite dans son lit pour laisser peut être éclater quelques larmes de frustration avant de se plonger dans la lecture d'un roman qui lui ferait oublier toutes les questions qu'il se pose au sujet de Kellian... C'était sans compter ses deux colocataires bien décidé à le faire venir au bal. Pourtant, le jeune mutant résista vaillamment, aux attaques de Søren, à la curiosité de Fausto. Il réussit même plus ou moins à les mettre dehors à coup de « Je vous rejoindrais. » « Mais si regardez j'ai même acheté une tenue pour l'occasion. ». C'était vrai, elle était simple, posée sur une chaise dans un coin de la chambre, près de son lit. Mais il n'avait aucunement l'intention de l'enfiler et si on lui posait la question, il n'hésiterait pas le lendemain, à passer pour un idiot en prétextant qu'il s'était endormis et en avait complètement oublié la fête. C'était parfaitement possible, il était épuisé en ce moment, ce qui n'arrangeait guère ses nerfs et son cœur.
Lorsqu'il se trouva enfin seul dans la chambre, il se laissa tomber sur son lit, rebondissant un peu dessus dans un soupire partagé entre la satisfaction et l'agacement de la situation. Allongé en étoile de mer, il fixa longuement le plafond, puis se tourna sur un flanc, puis l'autre, face au mur de la chambre et sa surface tactile sur lequel il passa le doigt pour dessiner une fleur, un escargot... Un petit soleil, une maisonnette. Puis effaça tout rageusement et enfouit son visage sous son oreiller quand il entendit un petit groupe de jeunes SEER passer devant sa porte. Et ce fut inévitable... Qu'est ce qu'il faisait en ce moment ? Est ce qu'il allait aller au bal alors qu'il n'avait même pas pu l'inviter ? Oui... il était surveillant alors... Est ce qu'il avait invité Nao ? Est ce qu'il avait osé ? Est ce qu'il avait accepté une autre invitation malgré la situation glaciale entre eux ? Est ce qu'il pouvait toujours... considérer Kellian comme son petit ami, là, à la minute ?
- Ah ! J'en ai marre !
Il avait brandit le coussin après l'avoir frappé dans cet élan de protestation, mais accrocha sa lampe de chevet au passage et tout les bibelots de sa table de nuit au passage qui chutèrent sur le sol dans un mélodieux concertos de bruits plus ou moins sourds. Il soupira, et mit quelques bonnes secondes avant de se lever pour les ramasser et les repositionner à leur place initiale. C'est là qu'il entendit toquer à la porte. Pensant avoir, rêvé, il tendit un peu plus l'oreille, se leva, pour s'approcher de la porte, accrochant un manteau dans un placard disparaissant dans le mur. Toujours rien... Mais si, de nouveau, le toc, toc raisonna contre la porte de la chambre. Il se dirigea vers elle alors, en soupirant et commença à grommeler en ouvrant la porte à moitié.
- Søren... Je t'ai dis que j'vous rejoindrais peut être plus.... … … tard...
Il se figea dans l'entrebâillement de la porte. La personne de l'autre côté était bien plus grande que son colocataire, vêtu d'un très beau costume, comme le cavalier rêvé de toutes ces demoiselles, avec une note de rouge... Une rose, qu'il ne su où il avait bien pu la trouver, si belle, là dans sa main. Il croisa son regard, entrouvrit les lèvres, comme pour dire quelque chose, ou laisser échapper une exclamation de surprise, pourtant rien ne vint et il relâcha la porte sèchement pour la refermer sur le nez de Kellian sans plus de cérémonie alors que le rouge lui était monté aux joues, que son cœur battait la chamade et que le flot de questionnement revenait de plus bel.
Qu'est ce qu'il fallait faire ? L'envie de courir lui rouvrir brûlait en lui, pour déballer son sac... dans lequel il y avait... un peu de tout, du rien, du logique, mais beaucoup de pièces de puzzle seules, sans maitre. L'envie aussi d'aller lui dire qu'il suffisait pas d'une rose et d'un costume pour pardonner son ton odieux et son attitude. L'envie de l'écouter pour voir ce qu'il avait à dire, et l'envie de se méfier. Il resta planté au milieu de sa chambre, dos à la porte et ferma les yeux. _________________ Que fais tu ici ? Moi ?Je compte les étoiles. Niki's voice 0:20 |
|  | | Oh ! This is Kellian Andrews Douteux personnge ~

•• Crédits: MincedNiku •• Messages: 313 •• Pearls: 182 •• Ecailles:  | Sujet: Re: [INTRIGUE] On ne dit pas "je m'excuse." Ven 30 Déc - 15:14 | |
| Je me sentais bien. J’observais ces éclats pur et frais tomber sur le sol. La cité était couverte d’un long manteau de neige, de froideur… Si cela irritait une partie de moi-même, qui avait souvent des envies soudaines de tout faire flamber, ce temps me plaisait beaucoup. C’est comme la pluie, j’aime ça. Je passerais des heures dehors, sans rien faire, allongé dans la neige à observer le ciel si je le pouvais… Pourtant, ces derniers jours, je profitais de mon temps libre pour me morfondre parmi mes draps. J’avais tenté plusieurs fois à me fondre dans mon lit, à ne devenir qu’une annexe morte de ce mobilier, mais rien à faire. Je n’y arrivais pas. Je me sentais vide. Quelque chose me manquait, et je savais pertinemment mettre un nom sur cette chose. La faute à qui ? Par moment, je me détestais, m’énervant contre moi-même. Mon environnement augmentait alors de quelques degrés : je donnais chaud aux personnes qui m’entouraient, littéralement. J’enflammais quelques gobelets, ou fauteuil. C’était assez comique au fond, bien que cela m’irrite un peu plus. Un surveillant qui ne sait pas contrôler ses pouvoirs c’est très drôle, si on en croit les rires des élèves… Pourtant suffisait d’un seul regard meurtrier, suffisait que je pose quelques secondes mes yeux carmins sur eux, pour les faire taire. Les dissuader de me faire la moindre boutade ne serait-ce un peu trop taquine, ou de les dissuader pour m’approcher et me demander quelque chose. Il ne fallait non plus me parler de bal, bien que j’eus accepté d’aider Nao à trouver « la tenue parfaite ». J’aimais sa bonne humeur, j’appréciais terriblement tous ses efforts à venir me bousculer dans mon nuage sombre pour tenter de me faire sourire, de me faire penser à autre chose… C’était bien gentil de sa part, mais je n’avais même plus le cœur d’aller danser, d’aller jouer, d’aller rire… Il suffisait que je le croise, et j’avais envie de crier son prénom et d’aller le kidnapper, le garder dans mes bras, et rester là. Comme ça. Sans rien dire. Sans m’entendre tenter de m’excuser… Je n’ai pas envie de m’excuser.
Parce que oui ! Comment devrais-je formuler cela ? Salut Nikita… Je voulais te présenter mes excuses, d’être aussi con et handicapé des sentiments… Mais que veux-tu on peut pas tout avoir dans la vie. Ahahah. Pathétique. Entrer dans le vif du sujet ? Que je suis désolé de l’avoir déçu, de l’avoir blessé, de lui avoir parlé aussi méchamment en ville la dernière fois ? J’avais juste l’impression d’être un gamin inerte. Mais c’était juste que j’avais peur de le blesser un peu plus, et de le décevoir… Je n’avais pas envie de revoir ces expressions sur son visage, je n’avais pas le courage d’affronter ça encore. Décevoir encore et encore…
Nao aussi me poussait à aller le voir. Après tout rien n’allait s’arranger si nous étions à des kilomètres l’un de l’autre, que nous échangions que quelques regards… Mais le voir si sombre, si peu souriant, m’inquiétait aussi… C’était de ma faute. Et ce n’était pas de l’égocentrisme, je m’en serais passé amplement. Quel cœur d’artichaud…
J’étais en train d’enfiler ma tenue de bal… Enfin, ce qui pourrait m’en servir tout du moins. Un costume noir, une chemise blanche. J’étais en train de nouer ma cravate… D’observer mon reflet… Puis je la retirais avec rage. J’avais quoi dans la tête là ? Me faire beau, aller le voir, m’excuser la bouche en cœur et le voir me tomber dans les bras ? …. Je soupirais alors que je m’affalais sur mon lit, et observais la rose posée sur ma table de chevet… C’est vrai, l’idée est stupide… Mais il me manquait. Bien plus que je ne voulais l’admettre. Ce que j’avais dans la tête ressemblait plus à une comédie romantique, où nous nous tomberions l’un et l’autre dans les bras de l’autre, des étoiles dans les yeux… Le cœur sur la main. Mais c’était tellement loin de la réalité. Je me redressais un peu, pour observer la place libre dans mon lit, que Nikita avait occupé plusieurs fois… Cela faisait une semaine et deux jours, et dix-neuf heures en plus que nous ne nous étions pas adressé la parole… Peut-être que pour lui nous n’étions même plus en couple… Je n’en savais rien, et j’avais peur de le savoir, j’avais peur qu’il me rie au nez, en me traitant d’idiot naïf... Je savais que c’était le cas. Et puis zut ! Nikita était tellement mignon qu’il avait sûrement dû recevoir des dizaines d’invitations ! Peut-être qu’il en avait accepté une… Et que lorsque j’arriverais, il serait en train de se préparer pour rejoindre cette personne… Qui serait peut-être même avec Nikita, et qu’ils seraient en train de rire, de s’embrasser ! Non ! Je ne pouvais pas le laisser partir comme ça ! Je voulais au moins m’excuser, que l’on ne reste pas sur ce contact si glacé… Que je puisse lui sourire gentiment en le croisant, prendre de ses nouvelles, même si nous ne sommes plus ensemble… Cela serait normal après tout.
Lorsque j’eûs terminé d’attacher mes si longs cheveux sombre dans un « chignon » un brin trop sauvage, souligné mes yeux de khôl, que j’abandonnais ma cravate sur mon lit, et attrapais cette rose, je filais à toute vitesse dans les couloirs. Tous un tas d’élèves plus élégant les uns que les autres se pressaient déjà dans les couloirs, j’ignorais les personnes qui sifflèrent à mon passage, ces personnes qui s’émerveillèrent à me voir habiller ainsi. Je m’en foutais. Je sentais juste mon cœur battre très fort, plus je me rapprochais de la salle commune de Seer. Ce fut à l’aide de ma carte magnétique de surveillant que les portes s’ouvrirent… Je saluais quelques élèves, j’eus droit à quelques « Bonne chance », au regard curieux de Soren, et à la tape amicale de Fausto sur l’épaule. C’était sympa… Mais j’avais l’impression d’aller à un enterrement, maintenant.
Arrivé devant la porte de sa chambre, dans laquelle je n’avais jamais mis les pieds, je frappais. Sans réfléchir. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais lui dire, ni comment, ce que je savais c’est que j’allais paraître ridicule encore en sortant ma carte du type qui ne sait pas articuler ce qu’il a sur le cœur. Je me mordais la lèvre lorsque j’entendis du bruit derrière la porte… Mais elle ne s’ouvrait pas… Allez, Nikita, s’il te plait. Je frappais de nouveau, la gorge serrée… Et peu après, la porte s’ouvrit enfin. En voyant mon petit Nikita, eût sourire se glissa sur mes lèvres. Un sourire désolé, un brin gêné et doux.
Et puis la porte claqua.
« … »
Il allait les rejoindre… Plus tard. Soren. Soren l’avait invité ? Non, les rejoindre…. Il allait avec ses amis… J’attendais un peu. J’aurais très bien pu partir, mais quelque chose me disait, qu’avec Nikita, il fallait lui forcer toujours un peu la main, à présent. Je tendis la main pour frapper de nouveau, mais finalement au dernier moment mes doigts se refermèrent sur la poignet. J’entrais dans sa chambre silencieusement. Je posais rapidement la rose sur le premier lit que je croisais, et je profitais qu’il soit de dos, pour accélérer le pas, et l’enlacer brusquement. Je me collais dans son dos, comme j’avais l’habitude de la faire, lorsqu’il réchauffais sa tasse de chocolat dans mes appartements, et qu’il attendait. Lorsqu’il commençait à se changer, pour venir embrasser son cou…. Je fermais les yeux doucement, et passais mes bras autour de sa taille, le gardant contre lui… Puis je soufflais doucement : « Nikita, attends… Bouges pas… Je veux juste te parler… Enfin, t’inviter aussi, mais… C’est pas le plus important pour l’instant… Enfin je veux dire >o<…. » Qu’est-ce que j’avais dis ? Je ne savais pas m’exprimer, dès que mes sentiments étaient là…. Je fermais les yeux, en soupirant. Puis je soufflais un bon coup et je dis un peu moins maladroit : « Je voulais te présenter mes excuses… Je ne suis pas fier, et je m’en veux de la manière dont je t’ai parlé en ville la dernière fois… Puis… En faite, je suis vraiment pas doué, mais j’avais pas remarqué que… Que cela te faisais de la peine… C’était vraiment pas le but… J’aurais vraiment préféré passé toutes ces soirées en ville avec toi… Mais comme tu disais non à chaque fois, j’ai pas osé te forcer, ou te kidnapper avec moi, pour ne pas t’ennuyer, tu sais… Mais ça veut pas dire pour autant que… Enfin… C’est vrai, ça m’a énervé, parce que j’ai eus l’impression que t’avais pas confiance en moi… Alors que… Enfin… Je… Je sais que c’est trop rapide pour que je dise ça mais… Je sais que… Je suis amoureux de toi… Puis tu me manques x_x ! …. Alors oui, oui je voulais juste te dire tout ça et euh… Te présenter mes excuses… »
Ouff !
Je relâchais lentement mon étreinte pour le laisser se tourner. J’en sentais déjà les rougeurs sur mes joues, d’avoir réussir, assez pathétiquement je l’avoue, d’avoir dit ces choses là… en faite, avec moi, cela sortait quand j’étais énervé…
Je lui tendais la main doucement, en l’observant avec un sourire.. et un regard… Doux. Désolé. Tendre.
_________________ « Je voudrais juste une fois, caresser ta peau blanche La faire glisser entre mes doigts, de ta nuque jusqu'à tes hanches. Je suis là, lasse de t'effleurer ; tu me donnes beaucoup mais ce n'est pas assez »
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