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 Nous et nos alter ego~{Kelly}

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MessageSujet: Nous et nos alter ego~{Kelly}   Ven 7 Oct - 23:45

Je regardais rapidement autour de moi, pour être sûr de ne pas me faire prendre, ça aurait été trop bête. Techniquement je n’avais absolument pas à être dans ce couloir, mais ce n’est pas ça qui allait m’arrêter, loin de là, j’avais fais dans ma vie des choses bien plus illégales et que la bonne morale réprouvait. Mais si je tombais sur Feulwood ou Kellerman j’étais cuis ! Et ils me mangeraient accompagné avec des petits pois ce soir et un bon verre de vin. Sauf que moi je détestais les petits pois !
Mais ça n’avait aucun rapport avec ma mission première, je remontais donc la lanière de mon sac en bandoulière sur mon épaule et me faufilait dans l’appartement B, une musique d’espion dans la tête. Je regardais la carte magnétique de Kellian que j'avais volé il y a quelques jours sans qu'il ne remarque... Fuhuhu, je suis grandiose !
Une fois la porte refermée derrière mois je respirais à nouveau et je pus trottinais comme à mon habitude jusqu’à a chambre de ce bon surveillant.
Comment j’en étais arrivé là ? Oh, l’histoire en était déconcertante de simplicité.

~~~~~~


    Je touillais tristement mon thé, en regardant mon sucre fondre d’un air morne.

    -Et bien, c’est joyeux ce matin !

    Je regardais autour de moi espérant avoir déclenché une réaction quelconque de la part de mes compagnons de tables. En vain.
    Pour un groupe de jeunes CATS, réputés pour être bruyants, infatigables et toujours en action , là, pour le coup, on aurait plutôt cru qu’on venait tous d’enterrer père, mère, tortue et lapin nain. En effet, Léto, assis devant moi, s’était rendormi entre ses bras croisés (grosse soirée hier?), abandonnant ainsi ses tartines sur la table. Autour de moi ce n’était pas mieux… Mehera était absorbée dans la construction d’une pyramide en sucre, Judith avait toujours eu du mal à se réveiller le matin donc, partant de là, c’était difficile de tenir une conversation. Et comme Makkuro ne petit-déjeunait jamais le samedi matin, il brillait par son absence (au même titre que Soren, remarquais-je, mais je me forçais à l’ignorer), ce qui rendait ce repas d’une tristesse à pleurer et me laissait seule personne éveillée m’ennuyant comme un rat mort au milieu de ces chats amorphes.

    Je soupirais tristement en observation mon reflet dans ma cuillère à café, me demandant à quoi j’allais pouvoir occuper ma journée. J’avais jamais compris pourquoi on se voyait à l’envers quand on se regardait à l’intérieur de la cuillère. Je méditais sur la question un petit moment avant de relever les yeux pour croiser par hasard ceux de ce cher Mr. Cowen. On se fixa un petit moment, d’abord interdits, avant que je ne lui fasse un petit sourire de salut. Il me lança un regard bizarre et à la limite du glacial avant de continuer son chemin pour rejoindre d’autres SEER à une table proche de la mienne.

    Je le regardais faire en poussant distraitement les bouts de la pyramide de Mehera qui s’étaient écroulés sur la table, sans me soucier de ses râlements. Dans l’immédiat j’étais trop occupé à me demander pourquoi ce petit médium me regardait toujours aussi intensément, sans savoir à quoi il pouvait bien penser. Peut être bien qu’il avait vu que je deviendrais une super star, adulé et adoré par tous, et qu’il était jaloux… Ou bien j’allais mourir bientôt et il le savait, sans savoir comment m’aborder ou quoi me dire !!! My god, le flip, pourvu que ce ne soit pas ça !
    Quoique ce soit, je restais sur mes positions : ce mec était définitivement bizarre !! Fin, silencieux, discret, timide et, ce qui me gênait le plus, c’est qu’il était toujours à observer les gens sans que l’on sache vraiment ce qui se passait dans sa tête. Vraiment, par moment, je me demandais comme Kellian pouvait etr…

    Oh… Ohohohoh~


~~~~~~


Un sourire aussi malicieux que diabolique s’était alors glissé sur mes lèvres : je venais de trouver ce que j’allais faire de ma journée. Je m’étais donc levé de table, j’avais mené ma petite vie toute la matinée, pour ne pas éveiller de soupçons, nous avions mangé dans un calme relatif le midi, les chats étant enfin sortis de leur transe, puis j’avais fais croire à tous le monde que j’allais me reposer dans ma chambre.
Pourquoi me retrouvais-je donc à entrebâiller la porte de la chambre de Kellian, me demanderez-vous ? Et bien je vous dirais, que si je faisais toujours ce que je disais, ce ne serait vraiment pas, mais alors vraiment pas marrant… Et moi j’aime bien quand c’était drôle.
Je passais donc ma tête de l’autre côté de la porte :

-Kellyyy~ Rhooo, j’y crois pas, il dort encore comme une grosse vache, ce merdeux !! Ca bosse dur un pion, c’est dingue.

Planté au pied du lit, je l’observais en secouant la tête, posant mon sac dans un coin de la pièce, avant de m’approcher de la masse inerte allongée sur le ventre, joliment emmêlée au milieu de ses draps, qui ne couvraient que ses jambes.
Quel dos, mon bon Kellian !! Joli tatouage, au passage, dans le creux des reins comme ça, miam ! A croquer~

Je m’approchais à pas de loup et, convaincu par ma curiosité mal placée, je soulevais tout doucement le drap. Oh mince, il était sapé ! C’était trop bête, j’aurais pu avoir de quoi rincer mes petits yeux en manque de jolies choses depuis que j’étais ici !
En plus, avec ce popotin, j’avais même pas d’infos compromettantes du genre « Kelly a des fesses flasques et molles, et il porte un caleçon avec des nounours » pour faire sauter une ou deux heures de colles… Personnellement, j’avais moi-même un joli boxer avec des nounours, mais, de un, sur moi c’était cool et de deux, tout ceci n’avait aucun rapport avec le sujet initial.

Je m’accroupissais pour le regarder dormir. Haaan, il était trop mignon ♥ Fallait que j’immortalise ça ! Je sortais donc mon portable, enfin si on pouvait appeler ça un portable, celui qu’on m’avait refilé à mon arrivée, et je prenais une photo de beau aux bois qui dort. Au pire ça pourrait toujours m’aider à « oublier » quelques heures de cours ou bien à récupérer quelques clopes… Non parce que la photo du grand méchant surveillant glacial qui dort comme un petit bébé trop chou, trop gnon, et bien ça vous ruine toute une réputation ça, il serait plus jamais crédible !
Je restais à l’observer un moment, en silence, avant de l’appeler tout doucement :

-Kelly, on se réveille mon grand~

Attendez, depuis quand je ne suis plus drôle moi ?
Je me redressais toujours silencieusement et me reculais d’un pas ou deux… Avant de me lancer et de sauter violement sur le lit occupé et, accessoirement, sur l’occupant lui-même.

-Bouuuuuh ♥ Bonjour mon trésor, je t’ai manqué ?

Et moi, de me rouler généreusement sur lui, en le regardant avec les yeux les plus innocents de la planète.
Bonjour et bienvenue sur Morning Nao, l’émission qui réveille dans la joie et la bonne humeur~.
Enfin au vu de son regard meurtrier, peut être pas tant que ça au final… Hohohoho !

Tadaaaam \o/ Titre a l'arraché, mais on va pas chipoter, n'est-il pas? ... Si?

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MessageSujet: Re: Nous et nos alter ego~{Kelly}   Mer 9 Nov - 23:24


Vendredi soir, et comme une envie de rien foutre.
Aucune envie de supporter ces élèves dans leur foyer, ni même l'envie de faire les rondes que je devais faire. Sortir avec Nao ? Pas la peine. Il parlerait de Makkuro. Et ce petit con, c'était pas le moment de m'en parler. Ni même de le croiser. J'avais des espèces d'envie de meurtre... Même mes collègues s'en sont aperçu... A vrai dire, il fallait que je me calme. Et vite. Que je trouve un moyen de me détendre sans mettre le feu à quelque chose... Ou à quelqu'un. Mes émotions trop fortes, et pour le coup, ma frustration mêlé à ma colère rendait ma peau d'une chaleur incroyable. Je brulais. Je faisais fondre le plastique que je touchais, je donnais littéralement chaud aux personnes qui m’entouraient, et j'ai mis le feu à deux trois tissus... Bref. La vie est belle.

Pourquoi est-ce que j'étais dans cet état là ?
Oh ! Mais c'est une charmante histoire que voilà ! Vous connaissez Makkuro ? Bien sûr que vous connaissez cet enfoiré, qui ne le connaît pas ? Tout le monde ici présent, a bien du subir au moins une fois l'une de ses lubies du type " Je m'ennuie, faut bien que je me trouves une activité amusante !"... Ou alors d'en être témoin. Et tiens donc, si ce soir, il n'allait pas venir foutre la merde dans un petit couple ?! BINGO ! J'ai gagné le gros lot ! Bien évidemment, cet espèce de serpent vicieux a réussis à parvenir à ses fins... Je ne sais plus, je ne sais pas. J'aurais peut-être dû réfléchir un peu plus... Ca m'énerve, c'est tout !

Claquement de porte à 21h.
Et mon lit redevint mon meilleur ami.

On s'était disputé. Ou quelque chose comme ça. Je ne sais plus si j'ai été odieux avec lui, si j'ai réagis de mauvaise foie... En faite, j'ai peur de m'en souvenir, j'ai peur de me rendre compte d'être devenu tout ce que je ne voulais pas... Et puis, je n'avais reçu aucun message, il ne venait plus me voir... Makkuro avait sûrement bel et bien réussis son coup. Je ne savais pas à qui j'en voulais le plus... A Makkuro, d'avoir lancer cette machinerie.. A Nikita d'avoir la sottise de penser que je pouvais apprécier davantage la compagnie de Nao que la sienne... Nao serait le premier à le dire ! je suis complètement raide dingue de Nikita, que j'en deviens même pathétique ! J'aime pas être pathétique. J'aime pas adorer des choses si mignonnes. J'aime pas être attentionné et complètement accro. Ca sert à rien, à par attirer des ennuies. J'avais raison depuis le début... Même si je pensais quand même que cela ne se terminerait pas si vite... Et plus sur une de mes légendaires crise de jalousie... Ca sert à rien tout ca, et cela confirme mes pensées premières. C'est une perte de temps futile ! Ou bien alors si je m'en voulais à moi... J'avais vécu avec un jaloux excessif.. ce genre de détail, j'en aurais eût conscience... Mais il voulait jamais venu avec moi, avec nous, le petit Nikita, il souriait toujours, il disait rien. Comment est-ce que je pouvais me douter qu'il serait jaloux, que j'étais en train de lui faire du mal !? Je lis pas dans les pensées merde ! Pourquoi ca s'rait que d'ma faute ?!

Moi je sais ! allez tous vous faire foutre, et foutez moi la paix.

Pas même l'envie de sortir ma tablette pour dessiner. Aucune envie de regarder un film. Je m'enfermais juste dans cette bulle de musique. C'était à plat ventre, la tête enfoncée dans les oreillers, que sa douce amante la musique venait vomir à ses oreilles ces tragédies les plus sombres, et les plus colorés parfois. Des notes ensorcelantes et apaisantes, qui vint m'endormir doucement... Lentement.

Samedi matin, et comme une envie de rien foutre.
Je m'étais réveillé, rendormie, et ainsi de suite. La musique toujours présente autour de moi... J'ai fais des cauchemars. J'ai d'ailleurs été très étonné de voir mon lit en état... Moi qui pensait me réveiller dans un tas de cendre.
Je n'allais pas me lever, ni même me doucher, m'habiller, et encore moins sortir de ma chambre. Samedi, c'est mon jour de congé. Mon portable était éteins, juste pour m'empêcher d'espérer de l'entendre vibrer, m'empêcher de vérifier toutes les minutes si Nikita avait donner un signe de vie.

En faite... Je ne savais même pas, si à ses yeux, j'étais encore son petit ami.
Et j'en avais strictement rien à foutre.
Mais ce silence vexé, ce silence blessé... Je n'aimais pas du tout.

Je ne bougeais pas. Je dormais peut-être, ou bien étais en pleine réflexion intérieure lorsque le drap glissa légèrement sur mon corps. Si j'étais éveillé, la musique que crachait mes oreillettes devait être trop forte pour que j'entende Nao.

Et BOUM !

« MAIS BORDEL !
- Bouuuuuh ♥ Bonjour mon trésor, je t’ai manqué ?
- MAIS T'ES CON OU QUOI ? »


Regard de meurtrier, alors que j'arrachais mes oreillettes pour les jeter plus loin. Je sifflais, méchemment : « Tu m'écrases grosse vache, dégages. Et... COMMENT t'as fait pour rentrer ? Tu m'expliques -- ? .... Non en faite, j'en ai rien à foutre. Dé-ga-ges ! »

Il arrivait souvent à Kellian d'être désagréable avec Nao... Mais dès le matin... Rarement. Souvent, lorsque Nao lui faisait ce coup - peut-être un brin plus délicat - cela dérivait en guerre de chatouilles, ou d'oreillers.. .Ou bien il le foutait par terre, en grondant de lui foutre la paix, qu'il voulait dormir. Mais pas à ce point quand même ! Mais une chose est sûre, Kellian se défoulait sur la mauvaise personne. la seule personne qui serait capable de l'écouter, de l'aider ici... et peut-être même lui faire un câlin pour le réconforter.

Tu réfléchis pas assez, monsieur le surveillant.




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« Je voudrais juste une fois, caresser ta peau blanche
La faire glisser entre mes doigts, de ta nuque jusqu'à tes hanches.
Je suis là, lasse de t'effleurer ; tu me donnes beaucoup mais ce n'est pas assez
»
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MessageSujet: Re: Nous et nos alter ego~{Kelly}   Ven 23 Déc - 11:37

Me faufiler dans la chambre de Kellian, peut importe l’heure, le jour, ou mon degré d’alcoolémie, j’y étais habitué. Me retrouver par terre dans un éclat de rire aussi. J’étais pourtant persuadé que Kelly s’y était fait aussi…
De toute évidence non.

« Tu m'écrases grosse vache, dégage. Et... COMMENT t'as fait pour rentrer ? Tu m'expliques -- ? .... Non en fait, j'en ai rien à foutre. Dé-ga-ges !

Ah ouais quand même ! Y avait longtemps qu’on m’avait pas pourri comme ça, dis donc… J’avais même pas eu le temps de caser une vanne agaçante à mon surveillant préféré, soufflé par son inhabituelle mauvaise humeur. Entendons-nous bien, Kellian a régulièrement une humeur de chien (son côté pile comme je l’appelle), mais très rarement lorsque je lui fais la blague « Et coucou, c’est moi qui suis dans ton lit~ »… Dans ce dernier cas il préfère tenter de m’étouffer sous un oreiller plutôt que sous ses mots pleins de hargne.
Je ne prie donc même pas la peine de lui répondre et me relevais sans un mot, sortant à reculons, aussi silencieusement que me le permettaient mes chaussures Richelieu. J’attrapais mon sac et me faufilais rapidement hors de portée de tout objet, lourd ou tranchant, qu’aurait pu me balancer Kellian, pour finir de me convaincre de filer à l’anglaise en vitesse.
Mais attention ! Je ne fuyais aucunement les ondes meurtrières matinales de ce surveillant ronchon pas plus que je n’étais vexé par ses assauts verbaux. Que nenni ! J’avais un plan à ma hauteur, aussi génial qu’efficace pour sortir mon ami de sa bouderie. Oui, je suis un être diabolique !
Je n’osais tout de même pas utiliser la cuisine qui se trouvait dans les appartements du personnel enseignant, même moi j’avais des notions de respect (et de survie surtout).

Je me glissais donc en dehors de l’aile enseignante, ma carte magnétique « empruntée sans intention de rendre », toujours fidèlement cachée dans la poche de mon slim en jean, et je trottinais gaiement dans les couloirs de l’institut.
Les quelques nouveaux élèves qui se trouvaient là, me regardèrent passer d’un air surpris, tandis que les plus anciens ne se retournaient même plus, trop habitués à me voir déambuler en talon dans les couloirs, la plupart du temps en courant d’ailleurs, pour rattraper le temps que j’avais perdu à faire sécher mon vernis/ parler avec un copain/ baver devant un sac à main hors de prix/ embêter Makkuro (rayez la mention inutile…)

Je dérapais et trébuchais un peu, une vielle manie également, avant d’atteindre mon but : la machine à café. Je restais un moment perplexe devant les nombreux programmes avant d’appuyer sur la case « petit-déjeuner », hésitais encore pour le choix de la boisson avant de me décider pour un thé citron. Je réglais ma note, et récupérais le petit plateau plein de victuailles que la machine m’avait elle-même préparée (si c’est pas beau ça…).
Je repartais en sens inverse, mais pas en trottinant, pas quand j’avais un gobelet de thé bouillant en équilibre sur un plateau. J’avais beau être agile, ça m’aurait ennuyer de saloper mon pull, ça aurait été trop bête… Ainsi équipée je pus de nouveau me glisser dans les appartements de Kelly. Cette fois-ci je pris la précaution de frapper à la porte avant de l’entrebâiller, glissant ma tête dans la chambre :

-Kelly-chou ? Tu es toujours là ?

Oui de toute évidence, il n’avait pas bougé, toujours étalé dans son lit avec un nuage de gribouillis noir au dessus de la tête.
Je rentrais dans la chambre malgré ses grognements et autres menaces et me posais sans aucune gène sur son lit, le plateau en équilibre.

-Aller, arrête de râler ma grande, regarde ce que je t’ai ramené. Un bon thé citron tout chaud comme tu l’aimes, lui dis-je en lui tendant le verre et le sucre, et, pour le petit plus royal, des muffins ! Un au chocolat et l’autre aux myrtilles. Je suis pas génial ? =D

Je calais le plateau au milieu des draps et attrapais mon propre verre de jus d’orange tout en me mettant en tailleur au pied du lit, face à l’animal sauvage aux cheveux noirs qui me servait de surveillant, de confident, d’ami et de souffre-douleur (selon mon humeur ou la position de la lune…). Du bout des doigts je piquais un petit bout de muffins, faisant bien attention à ne pas de miettes partout. J’avais beau être le dernier des sans gènes, je pense qu’il n’y a rien de pire que des miettes dans un lit (en dehors des petits pois peut être…)
-Rien de tel qu’un petit dej’ pour émerger hum ? Et pour chasser sa mauvaise mine.
Bon ok, ce n’était pas que pour ça que je lui offrais ce semblant de repas. Je cherchais surtout à trouver un moyen de me faire pardonner de ma mauvaise blague et de retrouver mon Kellian un peu râleur, mais pas agressif.
Après je n’étais pas complètement stupide, je comprenais bien que sa sale humeur n’était pas seulement dut à mon infiltration dans sa chambre. Aussi je m’installais un peu mieux et demandais après avoir avalé mon muffin.

-Et sinon… Si tu me disais ce qui ne va pas ?

Je vais pas te lâcher, alors t’as tout intérêt à cracher le morceau mon tout beau.

… Sinon, je mange tous les muffins !


[903 mots~ c'était la résurrection du Nao \o/]
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MessageSujet: Re: Nous et nos alter ego~{Kelly}   Dim 25 Déc - 21:30

Dieu soit loué. Ce petit con a lâché vite l’affaire… Peut-être a-t-il plus d’instinct de survie ou une once infime d’intelligence jusqu’alors jamais déclarée, que je ne le pensais…
Mais c’était mal connaître Nao. C’était se réjouir très vite de ce calme qui revint très rapidement dans cette pièce… Le surveillant que j’étais, se redressa un instant pour regarder la porte qui s’était refermée. Bon débarras. Il n’y avait rien de plus énervant que de supporter un personnage hautement irritant lorsque vous êtes plongé dans une colère noire. Dans une rancœur aussi puissante que pouvait l’être la haine par moment. Lorsque vous êtes dans ce doute insatiable, cette peur et cette tristesse instable. Rien de pire lorsque cette personne aurait sûrement prit la défense de l’objet de tous vos sentiments… Ou alors n’aurait rien dit. Détestable…
Et pourtant…. J’aurais préféré qu’il reste. Tout est un problème d’être et de paraître. Un problème entre ce que l’on croit vouloir et ce que l’on veut. Au fond, j’avais envie de pleurer. J’avais envie de crier et de frapper jusqu’à m’essouffler, jusqu’à ne plus sentir mes mains, cet espèce de serpent méprisable. J’en ai rencontré des cons, j’en ai rencontré des ordures en ce bas monde… Mais des comme lui, jamais !
J’avais envie, de soupirer, de déballer tout ce que j’avais sur le cœur. A Nao peut-être, je n’en savais trop rien. Peut-être qu’il saurait garder la langue dans sa poche, peut-être serait-il de bon conseil. Ou peut-être qu’il arrivera à me divertir tout simplement.

Mais de toute manière, la question ne se posait même plus. Nao n’était plus dans cette chambre. Il était partit, il s’était volatilisé comme la fumée d’un feu. Ni vu, ni connu, comme il ne s’était jamais introduit dans cette chambre. Comme si personne n’était venu s’écraser sur moi.

« Kelly-chou ? Tu es toujours là ? »

Je n’avais pas bougé, non. Toujours dans cette même position : allongé sur le ventre, les bras autour de mon adorable et bien aimé oreiller. Mais cette fois-ci, ce fut un simple grondement qui coulait de ma gorge avec une douceur exquise. L’agressivité était toujours présente, tout comme l’était cette aura de chaleur brûlante dans la chambre. Cette aura de colère.

Je le sentis s’asseoir sur le lit, et je bougeais à peine. Peut-être pour daigner enfin poser mon regard sur lui. Sur Nao. Sur ce personnage hautement excentrique, à la bonne humeur constante. Quasi constante. C’est vrai… Lorsqu’il ne va pas bien, j’aime le savoir, j’aime pouvoir aller lui coller un sourire sur les lèvres, quitte à l’ennuyer.
Un soupire léger dégoulina de mes lèvres. Oh, je paraissais agacé ! Je l’étais ! Même si au fond, tout au fond je lui étais reconnaissant.. Je me retournais alors, m’asseyant parmis mes oreillers, m’appuyant contre la tête de mon lit. J’observais cette tasse qu’il me tendait, et la prit sans rien dire, sans lui adresser un seul mot. Pas même un remerciement, si ce n’était ce simple :

« C’est froid. »

Le thé n’était pas froid. Mais ma colère irradiait tellement ma peau d’une chaleur hallucinante, que le contact de cette tasse, de ce liquide me paraissait frais. Oui. Nao devait sûrement avoir chaud dans cette chambre.
Il parlait à présent de chocolat, et de myrtille… Non il n’était pas génial. Et dans toute la splendeur de ma mauvaise humeur, je répondis tout aussi las, froidement et sec :

« J’aime pas les myrtilles. »

Et je n’avais pas faim. Mais c’était gentil. Je fixais la tasse sans rien dire, attendant peut-être que le liquide boue un peu, entre mes doigts, n’est-ce pas ? Je regardais les bulles crépiter dans l’eau doucement, sans rien dire, avant de décoller l’une de mes mains en soupirant. Je m’auto-agace, c’est mignon, n’est-ce pas ? Je reposa la tasse avant qu’elle ne fonde entre mes doigts, et colle mes mains contre mes cuisses. J’évitais le regard de Nao… J’en avais conscience.

« Et sinon… Si tu me disais ce qui ne va pas ? »

C’était le moment de dire que tout allait bien, que je n’avais pas besoin de lui, et encore moins de son petit déjeuner. Pourtant, j’étais en train de mâchonner sans envie un bout de muffin au chocolat. Et j’avais finalement goutté à ce thé qui avait à peine refroidit. Je sentais ce liquide brûlant glisser dans ma gorge… Mais je n’avais pas mal, non. Mon corps et moi-même supportais les plus hautes et basses températures. Je n’en avais absolument rien à faire.

Pourtant, ce silence s’était installé. Je ne savais pas vraiment quoi répondre. J’aurais tellement peu de chose à dire, et tellement de chose à dire à la fois. Puis finalement je détournais le regard, et finit par répondre en gardant les dents serrées. Ce n’était guère de ma faute ! Ma mâchoire crispée ne désirait pas le moins du monde m’obéir !

« Je… J’en sais rien. Je sais pas. Je …. Je comprends rien. »

Je ferme les yeux un instant, comme cherchant à m’éclaircir les idées quelques vagues secondes. Et enfin, je posais mes yeux carmins – oui, oui, d’un rouge écarlate assez déconcertant – sur Nao, pour m’expliquer :

« C’était l’autre soir, quand on était au crabe d’Or… Tu sais. Que j’suis partis parce que j’ai vu Nikita…. C’est… L’autre abrutit de… De Makkuro qui l’avait amené >>…. ‘fin…. Je sais pas, j’ai rien compris… Enfin… Nikita a l’air d’être jaloux de la relation que j’ai avec toi… Alors que c’est débile x_x …. »

Je détournais la tête en sentant ma gorge se serrer. Si il y avait quelque chose dont j’avais bien horreur, c’était parler de mes sentiments, de ce qui m’habite. Ce que je ressens, là, tout au fond de moi, loin de cette image qui débordait d’assurance… C’est comme si j’osais soudainement laisser tomber le voile, pour découvrir la plus merveilleuse supercherie du monde. J’étais faible, je le savais. J’étais allergique à l’amour, à tous ces sentiments trop prenant, car je savais depuis bien longtemps qu’un rien pouvais me fracasser. J’avais appris à hausser les épaules, et faire comme si de rien n’était. Devenir indifférent et tourner la page sans demander mon reste. Je vivais au jour le jour, tout simplement. Sans attendre rien de personne…

« Je faisais attention avec lui… Pour pas le mettre mal à l’aise devant tout le monde… Ou tout simplement pas m’afficher avec lui… J’sais pas… Y a plein d’truc. … Je le forçais jamais à faire quoi que ce soit, quand il voulait pas… Pourtant là…. J’ai juste l’impression d’être le gros connard qui pense qu’à sa gueule… »

Petit rire nerveux, alors que je dardais mes yeux colériques et carmin sur la tête beau en ajoutant, d’un ton très…. Ironique :

« Et Makkuro a sûrement prit un malin plaisir à accentuer le fait qu’on était souvent ensemble. Que je sortais sans lui. ‘fin toutes ces conneries, il les lui a bien mise dans le crâne x_x …. »

J’étais fier de moi. Je n’avais pas laissé une seule larme glisser sur mes joues ! Pas même celles de ma colère. Un nouveau soupire résigné s’échappa de mes lèvres. Je le veux, Nikita. Mais je ne lui courrais pas après.

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MessageSujet: Re: Nous et nos alter ego~{Kelly}   Lun 2 Jan - 19:12

-Et sinon… Si tu me disais ce qui ne va pas ?

Le silence s’installa dans la pièce. Ce qui était plus que rare lorsque j’étais dans les parages, le silence et moi avions toujours eu des relations conflictuelles. Cependant je préférais attendre que Kellian parle plutôt que de le pousser et de le harceler comme j’aurais pu le faire en temps normal. Depuis son arrivée, on avait eu le temps, l’un comme l’autre, de remarquer qu’on fonctionnait pareil, on cachait autant que l’on pouvait nos failles, nos faiblesses et nos blessures. Le masque était différent c’est tout. Moi je plaisantais à qui mieux mieux, tandis que lui jouait à l’indifférent… C’est pour cela que je préférais ne pas insister, si ça avait été moi, ça m’aurait agacé plus qu’autre chose et je me serais braqué jusqu’à sombrer dans un mutisme rare et alarmant.
Je me contentais donc de mâchonner mon muffins myrtille, en observant la chambre, trouvant le silence presque de bonne augure, s’il avait voulu nier il l’aurait depuis longtemps et j’aurais du fuir avant d’avoir le bout de mes superbes cheveux bleus complètement grillés.

-Je… J’en sais rien. Je sais pas. Je …. Je comprends rien. C’était l’autre soir, quand on était au crabe d’Or… Tu sais. Que j’suis partis parce que j’ai vu Nikita…. C’est… L’autre abrutit de… De Makkuro qui l’avait amené…. ‘fin…. Je sais pas, j’ai rien compris… Enfin… Nikita a l’air d’être jaloux de la relation que j’ai avec toi… Alors que c’est débile …

Là, c’est le moment où j’étais censé répliquer que Nikita était un abruti fini et que oui, c'était débile ! De plus, j’avais environ une demi-douzaine d’arguments pour étayer mon point de vue. A savoir, dans le désordre, que c’était ridicule d’imaginer Kelly et moi ensemble, qu’il fallait être aveugle ou con pour ne pas voir à quel point il était mordu de cet idiot de médium à la manque et particulièrement crédule pour croire ce que disait Makkuro. J’aurais pu enchainer gaiement avec le fait qu’il avait qu’à sortir un peu, ça allait pas lui trouer le cul, tout de même !! (enfin au sens figuré, au sens propre, on était sûr de rien… Ouais, je sais, c’est vulgaire, mais ça m’énerve !!)

Bref, j’aurais pu facilement m’énerver tout seul contre le petit copain de mon ami, mais je n’en fis rien. Je savais pertinemment que Kellian n’avait nullement envie de s’entendre dire des choses comme ça, sachant qu’il avait déjà dut les penser un bon paquet de fois, je ne lui apprendrais rien de neuf.
J’observais ses yeux blasés qui avaient virés au rouge (je détestais quand il faisait ça : c’était flippant et j’étais super jaloux à chaque fois) et je pus réellement voir ce qui se passait dans sa tête malgré ses efforts pour le cacher. A vu de nez, il y avait de la frustration, de la lassitude, de la fatigue, de la colère et un bon paquet de tristesse. Cocktail explosif.

J’étais toujours agacé, mais plus contre la même personne. Maintenant c’était contre moi que j’étais en colère. Et en plus j’avais terriblement honte.
Trois jours… Ca faisait facilement trois jours qu’on était partis se défouler au Crabe d’Or tous les deux, comme on avait pris l’habitude de le faire assez régulièrement ces derniers temps. Trois jours qu’ils s’étaient disputés et donc trois jours que Kellian trainait dans cet état. Et j’avais pas été foutu de m’en apercevoir.
J’avais eu soixante douze putain d’heure et j’avais rien calculé ! C’était censé être une des personnes les plus proches de moi, et vice versa, et je réalisais que mon ami était au plus mal uniquement parce que je m’ennuyais dans ma chambre, que je voulais faire une blague à Kellian et partir faire des courses bras dessus, bras dessous. Je trouvais ça affreux. Je me trouvais affreux, le regard tellement vissé sur mon nombril que je ne voyais plus rien autour de moi.
Et j’avais encore plus honte de moi en me rappelant cette dite soirée de l’autre soir. Je me souvenais, il était sorti chercher Niki et je l’avais suivi peu après, me demandant ce qu’ils pouvaient bien faire en espérant au passage interrompre quelque chose de chou, compromettant ou de carrément vicieux, pourquoi pas… J’étais bel et bien tombé sur du vicieux puisque j’étais tombé sur Makkuro. Rien que ça, ça aurait dut m’alarmer, sans parler du sourire amusé qu’il avait en me disant que les tourtereaux étaient partis ensemble. Je me souvenais avoir haussé les épaules en rigolant que c’était de jeunes chenapans et être reparti boire un verre avec le serpent, accroché à mon bras. Il avait donc tranquillement fêté sa petite victoire tandis que moi j’avais joyeusement flirté, juste content que mon précieux colocataire m’offre un verre.

J’étais égoïste. Et probablement aussi aveugle que Nikita au final, moi aussi j’avais cru cet enfoiré en fait. Je gardais tout ça pour moi, bien entendu, j’avais comme le pressentiment que mon ami n’avait aucune envie de savoir que j’étais parti m’amuser avec la cause de son désarroi alors que lui-même, au même moment, se disputait avec son petit ami.
Je me tortillais, mal à l’aise, tandis qu’il continuait de parler, m’expliquant une situation qui m’avait échappée depuis le départ.

-J’ai juste l’impression d’être le gros connard qui pense qu’à sa gueule…

Là encore, j’aurais pu contredire à coup de « mais nooon, tout ce que tu fais, c’est pour lui, c’est lui qui comprends rien !» ou bien « ah non, ça c’est moi ! » mais cette fois-ci aussi, je préférais me taire.

-Et Makkuro a sûrement prit un malin plaisir à accentuer le fait qu’on était souvent ensemble. Que je sortais sans lui. ‘fin toutes ces conneries, il les lui a bien mise dans le crâne !

Je fermais un instant les yeux en soupirant. Makkuro… Tout me ramenait toujours à lui, c’est dingue ! Ne pouvait-il donc pour une fois laisser les mignons petits couples tranquilles ? C’était si indispensable pour lui de mettre la zizanie partout ? L’espace d’un instant je me dis que, par égard pour moi, et parce que le surveillant était mon ami, il aurait quand même pu s’abstenir ! Puis je me rappelais qu’en fait, il en avait rien à cirer que ce soit moi, mon pote ou ma souris domestique…
Je n’avais même pas l’envie de le défendre, ce que je faisais toujours d’habitude. Défendre Makkuro c’est un peu être l’avocat du diable, et là, je n’avais vraiment pas la foi (sans mauvais jeu de mot…)

Je me retrouvais donc bien bête, sur le lit de mon meilleur copain, face à ce grand gaillard d’habitude indifférent à tout, qui était à la limite du tremblotant, ne sachant trop quoi faire, tandis que le silence retombait sur la pièce.
Finalement je me décidais et me jetais vivement sur mon sac, fouillant à l’intérieur avec frénésie juste avant d’en sortir, victorieux, une brosse à cheveux. J’ignorais Kellian tandis que je m’approchais gauchement de lui, empêtrer dans les draps, poussant le plateau et ses muffins, pour finalement le pousser un peu pour me mettre à côté de lui malgré la chaleur ambiante qu’il dégageait ; j’avais vécu presque 15 au milieu du désert américain, il faisait chaud, certes, mais j’avais connu pire.
J’attrapais sa crinière noire, en dépit de ses protestations, le forçant donc à se tourner.

-J’ai toujours été une bille pour réconforter les gens, commençais-je en glissant ma brosse dans ses cheveux. Tout ce que je sais faire moi, c’est des blagues, mais c’est assez foireux comme méthode… Mais quand j’étais à Vegas, ma maman d’adoption faisait ça quand j’étais triste ou en colère ou quoique ce soit d’autre en fait. Elle me racontait des histoires pour me changer les idées, mais j’suis sûr que ça te tente pas trop que je te raconte des comptes de cabaret, hum ?

J’osais un petit sourire tandis que je lustrais sa chevelure noire, évitant tout de même les pointes rouges, ça m’ennuierait de niquer ma brosse tout de suite, en lui fichant le feu par exemple.

-Moi, ça me calmait instantanément. Elle chantait aussi parfois, c’était chouette.

Sans vraiment m’en rendre je me mettais à fredonner une berceuse de mon enfance, tout doucement, tandis que je posais ma brosse à cheveux pour pouvoir me coller dans son dos et le prendre des mes bras. Woaah, c’était plus chaud à ce niveau là, c’était bouillant, même pour moi ! A tous les coups, ça allait bruler le cachemire de mon pull, mais tant pis, je pouvais quand même sacrifier ça. Je l’embrassais doucement sur la joue.

-Ca va aller. C’est qu’un vilain quiproquo. Tout va s’arranger, d’accord ? Nikita a sûrement pas spécialement confiance en lui, toi tu es maladroit, moi collant et Makkuro a juste profité de tout ça… Enfin, tu voies ce que je veux dire ! C’est la faute de personne, quoi… Enfin si, un peu, mais bon… Bref.

Vas-y enfonce toi, Sahoran.
Je vous ai dit que j’étais une bille pour remonter le moral des gens ?
Je devrais me contenter de chanter et de manger des muffins en fait, ça éviterait les effusions…

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MessageSujet: Re: Nous et nos alter ego~{Kelly}   Lun 9 Avr - 23:02

Je ne disais rien et je le laissais faire. Après tout, vu mon état, je crois que quoi qu'il fasse, je n'avais qu'une seule envie : tout tirer vers le bas. Généralement, les gens n'arrivent pas à comprendre pourquoi... Mais ce sont des personnes qui ne sont pas ouvert. Qui n'ont jamais vécu un vrai période sombre. Vous savez... Ces périodes où tout vas de travers. Votre santé. Vos relations familiales. Vos relations sociales, et même amoureuses. L'un se casse la gueule. Tout s'écroule. Tu crois que t'as envie de faire l'effort de voir le côté positif des choses ? Vous croyez vraiment que lorsque même des pulsions suicidaires vous prennes, car vous en avez ras-le-bol, vous trouvez le temps, la patience, l'envie, la motivation de sourire et de trouver des excuses à tout le monde ? Quand on est occupé, on ne s’occupe pas des détails. Quand on est occupé, on accélère, on sourit, on rit, on ne prend pas le temps de réfléchir, et on avance. On danse, on virevolte, on vie pleinement y paraît. Quand une petite dépression pointe le bout de son nez, on ne tire pas tous vers le bas. On se rend tout simplement compte que même vos amis les plus chers sont des êtres humains. Vous savez, cette espèce incroyablement égoïste et nombriliste. On voit le monde tel qu'il est réellement : un monde pour lequel on n’a pas envie de s'emmerder et de saigner pour. Encore moins pour protéger des personnes qu'on aime. On les aime pour quelque chose. Un aspect d'eux. On ne les aime jamais tout entier. Il y a toujours un petit quelque chose qui vous agace un peu. Ne prenez-pas le temps d'observer. Vous n'en serez que plus déçu.

Je crois que je m'apaisais un peu sous cette brosse. J'aime bien qu'on me touche les cheveux. En faite, j'aime bien qu'on s'occupe de moi, comme tout le monde, j'imagine ? Même quand on va mal, même quand on hurle aux autres de nous foutre la paix, c'est bien ça qu'on veut, au fond, non ? Ne sommes-nous pas profondément con, et paradoxal ? On aimerait encore plus ne pas avoir besoin d'être mal pour l'avoir cette attention, n'est-ce pas ?

« C’est la faute de personne, quoi… Enfin si, un peu, mais bon… Bref. »

La faute de personne ? Je fronçais les sourcils. Une vague de colère me prit. La faute de PERSONNE ? Parce que si Makkuro ne s'était pas amusé à monté le bourrichon à Nikita et ne l'avait pas trainé au Crabe d'Or rien ne serait arrivé ! Rien ne serait arrivé non plus, si je ne dansais pas comme une traînée en manque et collante avec Nao. On s'amusait. Ben ouais. Parce que j'aime profiter de cette nouvelle vie que j'avais. Putain, mais bordel. Qu'est-ce que je déteste me prendre la tête... Il veut plus me voir, qu'il vienne plus me voir quoi ! Les conflits niveau maternelle c'était pas mon truc. Pourtant, ce p'tit con, c'était lui que je voulais.

La faute de personne hein... C'était la faute de tout le monde. Donc de personne, si cela pouvait te faire plaisir, petite tête bleue. Cela t’arrangeait après tout. Ton cher et tendre serpent passait pour un gentil petit innocent. Chose qu'il n'était pas. Il te menait par le bout du nez aussi. Il faisait ce qu'il voulait de toi. Quand il avait froid. Quand il s'ennuie. Quand il veut sortir. Quand il veut bien que tu sois là. Et toi, ca te convient. Cela m'énervait aussi. Il faisait ce qu'il voulait de mon meilleur ami, et toi, tu disais AMEN à ABSOLUMENT TOUT ce qu'il disait ?! Et quand diable tu apprendras à t'en détacher ?! Bon okay t'étais amoureux... Mais mec. Ouvres les yeux.

Je déprimais là. Je me morfondais. Je me faisais presque honte au final. Il y a des mois de cela j'avais traversé tellement pire. Y a des années aussi. J'ai fugué de chez moi. J'ai vécu dans la rue. Je me suis prostitué. Je me suis fais violé. J'ai découvert que j'étais un mutant. Et je suis remonté. J'ai brillé. Je ne me suis pas tiré une balle. Je ne suis pas mort, et pourtant j'étais si bas... Et y avait personne pour me tendre la main. Y avait personne pour me motiver. Je l'ai fait pour moi. Pour vivre. Même si je détestais tous le monde. Même si parfois j'avais juste envie de ne jamais me réveiller.

Il suffisait de s'occuper l'esprit pour aller mieux. Tu t'occupes à plus en pouvoir. A ne plus savoir où donner de la tête et ça va mieux. Tu rigoles. Tu t'entoures de monde, et tu vis. Et tout va mieux. Mais encore faut-il savoir s'en donner les moyens, n'est-ce pas ?

Je me levais doucement. J'appuyais sur le colibri multicolore et électronique posé sur ma table de chevet. De la musique pas trop forte, et motivante, rythmée, joyeuse et entrainante emplis alors ma chambre, alors que l'oiseau se mit à voleter dans ma chambre.

« Je vais me doucher... Et après on bouge ? ... »

En faite... Tu n'avais pas vraiment le choix. Fallait que tu m'occupes mec. J'ai décidé d'arrêter de déprimer pour commencer. Cela me calmera. J'aviserais de ce que je ferrais ensuite. Je filais alors me doucher, vitesse grand V, et revint alors en sentant le caramel et vêtu d'un boxer propre. J'enfilais un baggy qui trainait dans mon armoire et je reposais mon regard sur Nao. Mes cheveux étaient bruns. Mes yeux avaient aussi repris leur couleur normal.

« Tu vas rire. Mais j'ai une putain d'envie d'eyeliner. Enfin de te maquiller quoi. Mais genre, un truc énorme. Genre.... Burlesque ! ... .... Finalement j'crois que tes.... Contes de cabaret... J'veux bien les entendre Nao. »


_________________
« Je voudrais juste une fois, caresser ta peau blanche
La faire glisser entre mes doigts, de ta nuque jusqu'à tes hanches.
Je suis là, lasse de t'effleurer ; tu me donnes beaucoup mais ce n'est pas assez
»
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Nous et nos alter ego~{Kelly}

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